Témoignages

Vous trouverez ici quelques témoignages liés à la problématique du jeu. Vous remarquerez qu'il y a différents facteurs qui jouent un rôle dans le développement du jeu compulsif. En effet, les causes et la manière de jouer sont différentes selon les personnes.

De nouveaux témoignages seront prochainement rajoutés. Les noms et âges des personnes ont été changés pour des raisons de confidentialité.

Si vous souhaitez contribuer à cette partie et ajouter un témoignage, envoyez-le à i917968425n1156941091f1757583053o619743970@1433336049a252576850i590894329d148635597e1734607812-1597343645a1836094534u1017283227x1996780429-1421727990j2128698845o1969134207u552996855e1308186124u1480014768r1710787199s57412405.1605191403b713891591e1909955965 . Votre histoire sera publiée anonymement.

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Sarah

Je travaille comme serveuse dans un café. Le jeu a commencé de façon innocente: pour tenir compagnie aux clients réguliers. Je n'avais pas l'habitude de divertir les clients et jouer avec eux était une manière facile de mettre de l'ambiance. Nous avions un site Internet sur lequel nous allions beaucoup et qui proposait des jeux de poker, de roulette, de blackjack et des machines à sous...

C'était passionnant et on riait. Je gagnais régulièrement et les clients voulaient que je tente ma chance avec leur argent. Je me sentais appréciée. Plus tard, nous nous donnions rendez-vous l'un chez l'autre, la plupart du temps pour jouer.

Le jeu commença alors à occuper une place de plus en plus centrale et il devint plus important que l'aspect relationnel/convivial de ces rencontres. Certains décrochaient, ils n'y trouvaient plus de plaisir. D'autres continuaient avec moi. Nous recherchions toujours l'excitation que procurait le fait de miser, de gagner et de perdre. Après un certain temps, nous perdions beaucoup plus que nous ne gagnions. L'ambiance n'était plus aussi agréable. Je me sentais de plus en plus coupable. Je ne portais plus chance. J'ai alors commencé à jouer de plus en plus souvent seule. Je voulais compenser les pertes et je pensais que la chance finirait bien par revenir. J'augmentais les mises, je prenais de plus en plus de risques. Je ne perdais pas seulement mes économies mais aussi ma joie de vivre. Je devais emprunter de l'argent, je n'allais plus travailler avec plaisir et je n'avais pas de loisirs. De plus, ma famille et mes amis m'ennuyaient et me fatiguaient. Il n'y avait plus qu'une seule chose qui m'intéressait : jouer.

Lorsque j'ai lu un article sur la dépendance au jeu, je m'y suis tout de suite reconnue. A ce moment là j'ai enfin commencé à réaliser qu'il n'y avait pas de système pour augmenter ses chances de gain. Plus on joue, plus on perd. Point. Maintenant que j'ai arrêté de jouer je ne me sens plus coupable. Mes dettes sont presque toutes remboursées et je pourrai bientôt recommencer à épargner. De plus, j'ai de nouveau envie de travailler, de profiter du contact avec ma famille et mes amis comme avant. Je vais également régulièrement me détendre au club de badminton. Je suis libérée du jeu et ce n'est que maintenant que je ressens vraiment ce que c'est une victoire !

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Philippe

J'ai un diplôme, un travail correct et j'étais en couple. Il y a quelques années j'ai commencé à jouer. Au début c'était simplement de la curiosité. Quand je joue je ne suis pas obligé de parler avec d'autres personnes et je n'ai qu'une chose en tête : cette machine. Ça m'arrangeait bien car j'avais quelques problèmes et je ne voulais embêter personne avec ça. En plus, au début je gagnais pas mal et ça, c'était chouette...

En peu de temps, c'est devenu une habitude. J'allais jouer deux, ou trois fois par semaine. Ce n'était pas facile car je travaille à temps plein. J'ai commencé à mener une double vie, j'inventais des réunions le soir et je racontais des mensonges à ma femme pour avoir de l'argent. Mais à la longue, mon secret a fini par être découvert. Alors, j'ai commencé un traitement.

Après un an, j'avais de nouveau ce besoin d'aller jouer. J'ai pensé: « Allez, juste une fois pour le plaisir » et je me suis retrouvé dans un de ces établissements de jeu. Je ne voyais plus que les lampes qui clignotaient et ces montants que je pouvais gagner. J'avais replongé.

En 12 mois, j'avais fait un trou de 12.000 euros dans notre budget de couple et j'accumulais les pertes. Chaque fois que je perdais, je pensais : « Je ferai mieux la prochaine fois ». Je voulais m'arrêter mais d'abord je devais récupérer l'argent perdu. Ma femme s'en est rendu compte. Elle est partie avec notre fille. Elle ne pouvait plus vivre avec mes mensonges. Alors je me suis dit : « Je ne mettrai plus jamais les pieds dans une salle de jeu ».

Et le jour suivant j'y étais à nouveau... Le problème, c'est que je ne sens pas que je suis en train de perdre. Je fais quatre parties par minute. Le sentiment de perte disparaît immédiatement car la nouvelle partie commence très vite et je me dis que cette fois je vais gagner. Ce n'est que quand je fais une pause que je réalise que je suis en train de perdre. Je suis alors complètement abasourdi : « Mince, encore 400 euros de perdus !? ».

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